Matériel
Choisir votre appareil photo sans vous tromper
Une des questions que l’on me pose le plus fréquemment est « comment choisir l’appareil photo qui me convient ? ». C’est une question que vous vous êtes certainement posé à un moment, peut être même vous la posez vous maintenant !.
La plupart des solutions auxquelles vous avez pensé ne sont sans doute pas satisfaisantes:
- Faire confiance à la pub vous vendant un appareil qui ferait tout seul de belles photos
- Demander à un ami connaisseur, qui vous conseillera un appareil photo qui lui conviendrait (mais avez-vous les mêmes besoins que lui ?)
- Faire confiance à Internet, ou vous pourrez lire tout et son contraire
- Se renseigner auprès d’un vendeur sans que vous n’ayez d’abord défini vos besoins (comment peut il bien vous conseiller si vous ne savez pas ce qu’il vous faut ?)
En effet, 40% des possesseurs d’appareils photos se rendent compte après l’achat qu’ils n’ont pas choisi le bon modèle.
Il existe pourtant une solution simple. Une solution qui vous permettra:
- De définir vos besoins réels
- De ne pas acheter un appareil photo trop complexe, ou au contraire trop simple
- De gagner de l’argent en évitant les modèles trop coûteux par rapport à vos besoins réels
- De ne pas vous tromper, tout simplement
Cette méthode, je l’utilise lorsqu’un client vient me demander conseil pour un appareil photo. Elle fonctionne très bien. Mais je me suis rendu compte qu’elle serait dix fois plus efficace si une partie du travail était effectué en amont, avant l’achat.
C’est pourquoi je lance une série d’ateliers photos dont le premier sera « Choisir son appareil photo sans se tromper ». Je vous y apprendrais à :
- Définir vos besoins réels et trouver l’appareil qui s’en approche le plus.
- Réduire le choix aux quelques modèles qui correspondent à vos besoins
- Faire votre choix sur des fonctionnalités essentielles, et non pas sur celles anecdotiques
- Gagner du temps et de l’argent lors de l’achat
Cet atelier se déroulera le samedi 6 avril, à 9h30, au studio (35 rue Georges Clémenceau, 44150 Ancenis). Le prix de cet atelier est de 29,90€, mais il est offert aux 2 premiers inscrits ! Alors appelez vite le 02.40.98.81.90 pour réserver votre place.
Sony Alpha 37 à prix cassé !
Si vous souhaitez vous équiper d’un reflex numérique, je pense que c’est le bon moment. En effet, nous avons pu négocier une offre complètement folle sur un super boitier !
Peut-être avez vous entendu parler du SONY Alpha 37, l’un des meilleurs boîtiers entrée de gamme du moment ? Non ?
Pourtant, il a une fiche technique plutôt alléchante, jugez vous-même:
- Un capteur de 16 Mégapixels EXMOR qui vous permet de magnifiques photos, même en basse lumière (le flash en devient quasiment inutile !)
- Un stabilisateur intégré au boitier, vous évitant le surcoût d’optiques stabilisées
- Un miroir semi-transparent, permettant une visée à travers l’objectif ET la prévisualisation du résultat dans le viseur (exclu SONY)
- Un mode vidéo FULL HD avec la mise au point en continue pendant l’enregistrement.
Ce boitier est livré en standard avec un objectif 18-55, au prix public de 529,00€.
Et bien nous avons réussi à vous l’obtenir au prix de 399€ !
Soit presque 25% de moins que son prix !
Par contre, nous en avons très peu en stock, n’attendez pas pour venir chercher le votre.
La vidéo sur les réflex: gadget ou révolution ?
J’ai eu la chance d’assister, il y a quelques jours, à une formation organisée par Canon sur la vidéo avec des réflex numériques. Cette formation était dispensée par le réalisateur Sébastien Devaud (Akwaba Prod), ambassadeur Canon pour la vidéo, dans les locaux Parisiens d’Artfx. C’est suite à cette session extrêmement dense et qualitative que j’ai décidé d’écrire ce billet sur cette nouvelle fonctionnalité de nos boitiers. En effet, sous des dehors d’option, un peu comme le mode vidéo des compacts, il s’avère que la vidéo sur les réflex risque bien de chambouler une partie du monde audiovisuel.
A qui s’adressent les réflex vidéos ?
En fait, tout dépend de l’usage que l’on veut en faire. Il me semble difficile de conseiller un réflex vidéo pour remplacer un caméscope, de part son encombrement, son prix, ses contraintes. C’est d’ailleurs un petit peu le paradoxe: la vidéo sert d’argument marketing pour vendre des réflex au grand public, alors même qu’elle s’adresse (comme le mode photo des réflex d’ailleurs) à un public plus averti d’amateurs, d’experts, et même de professionnels.
En fait, pour Sébastien Devaud, le réflex vidéo viendrait plutôt concurrencer les caméras que les caméscopes. Ils s’adresseraient plutôt à un public d’experts et de professionnels, qui y trouveraient un remplaçant pour de couteuses caméras professionnelles ou semi-professionnelles, avec tout un tas d’avantages à la clé, dont le moindre serait celui… de faire des photos !
Remplacer une caméra par un appareil photo ?
Effectivement, cela peut paraitre bizarre. Mais un réflex possède tout un tas d’avantages qui ont de quoi séduire les professionnels. Cependant ce genre d’appareil possède aussi ses limites, qu’il ne faut pas perdre de vue.
Enregistrement Full-HD
Ce n’est pas vraiment un avantage, plutôt un minimum syndical si vous voulez séduire les pros de l’audiovisuel. La norme est bien entendu du 1080p.
Cependant, le format est limité à du H264 (sur les Canon) en 8 bit/couche (24 bits/pixel). Notre réalisateur rêve d’un mode vidéo “RAW”: non compressé, avec une dynamique de 14 ou 16 bits/couche. Mais un tel format est inimaginable pour le moment, du fait de la limitation de vitesse des cartes mémoires.

Un grand capteur
Un capteur APS-C ou Full Frame va avoir les mêmes avantages en vidéo qu’en photo. Il va permettre une meilleure gestion du bruit, permettant de filmer dans des sensibilités élevées. La gestion de la dynamique va aussi permettre de récupérer bien plus facilement des détails dans les hautes ou les basses lumières. Un grand capteur permet aussi d’obtenir des profondeurs de champ réduites, et, couplé à une optique à grande ouverture, d’obtenir des effets impensables avant sans une caméra de plusieurs centaines de milliers d’euros.
Le grand choix d’optiques
Là, on a commencé à sentir qu’on touchait une corde sensible: le nombre d’optiques présent dans la gamme semblait réellement un argument de poids pour notre réalisateur/formateur. Choix de focales, grandes ouvertures, optiques à décentrement, macro, stabilisation optique…

L’ergonomie
Le petit format d’un réflex, même couplé avec une grosse optique, est largement plus facile à manipuler qu’une caméra, et passe dans des endroits inespérés. Mais c’est aussi son plus grand point faible: un réflex n’est pas pensé pour le film. Il est très compliqué d’avoir une image stable en mouvement, car l’appareil est trop léger. C’est pourquoi une pléthore d’accessoires commence à voir le jour histoire de retrouver des mouvements de caméra fluides, améliorer la visée, utiliser des moniteurs de contrôle, etc…

Le micro intégré
Il est clair que dans le cadre d’un film, les caméras prennent l’image, et il y a des équipements dédiés à la prise de son. Bien entendu le micro mono intégré à l’appareil ne fait pas le poids. Cependant, le fait de posséder une piste son sur le film permet de synchroniser extrêmement simplement et rapidement l’image avec la bande son.
Le rapport qualité-prix
Alors là c’est le must. Au vu des prix des caméras à objectifs interchangeables, le réflex est résolument compétitif. Pour exemple, l’achat d’un Canon 5D mark II coute autant qu’une journée de location pour une caméra pro à optiques interchangeables. Cela permet d’utiliser les réflex dans des situations à risque sans états d’âme (par exemple par terre le long d’une piste de course).
Et pour le grand public ?
Que ce soit pour la photo ou la vidéo, le réflex s’adresse à un public particulier. Il s’agit de matériel fait pour un public connaisseur, ou alors désirant apprendre. Il vaut mieux acheter un bon bridge haut de gamme (comme le FZ-100 de chez Panasonic) qui aura de bons automatismes et un plus grand potentiel qu’un réflex entrée de gamme en kit avec son 18-55.
Une des grosses contraintes de la vidéo sur réflex est l’autofocus, souvent lent ou inexistant pendant que ça filme. Même si les Sony Alpha 33 et Alpha 55 améliorent beaucoup les choses avec leur miroir semi-transparent, l’autofocus reste bruyant. C’est un sacré handicap pour le grand public. Par contre, tout cinéaste amateur trouvera là l’appareil photo/vidéo idéal, d’une grande qualité et avec un potentiel énorme (notamment en terme de gamme d’optiques), pour une somme modique.
Nouveau reflex Canon – EOS 550D
Il semblerait que Canon veuille offrir au grand public un petit goût de sa gamme expert. En effet, son nouveau boitier, annoncé pour le mois de Mars à moins de 800€, possède bien des points communs avec son grand frère, le 7D.
On y trouve un capteur APS-C de 18,7 megapixels, une sensibilité poussant jusqu’à 12 800 iso, fort bien gérée par le processeur DIGIC4, une mode vidéo 1080p à 30 i/s, une mesure multizone 63 zones, une mode rafale à 3,7 i/s et un écran de 7,7cm.
L’ergonomie a elle aussi été revue, avec l’ajout de nombreuses touches permettant l’accès direct à certaines fonctions.

Sony Alpha 200 Vs Canon EOS 1000D
Après avoir testé un Kit milieux de gamme chez Nikon, voyons aujourd’hui ce que valent les entrées de gammes des deux autres ténors du reflex, à savoir Canon et Sony.
Sony Alpha 200: présentation
- Capteur CCD 10.2 MPixels stabilisé
- Ecran 6,9cm
- Mise au point 9 zones
- Mesure de lumière matricielle 40 zones
- Vitesse 1/4000s à 30s
- Sensibilité 100-3200
- Carte CF ou MS duo
- Poids 532g

Canon EOS 1000D: présentation
- Capteur CMOS 10.1 MPixels
- Ecran 6,3cm avec visée directe
- Mise au point 7 zones
- Mesure de lumière 35 zones
- Vitesse 1/4000s à 30s
- Sensibilité 100-1600
- Carte SD (HC)
- Poids 450g

La prise en main
Dès la prise en main, le 1000D donne une impression de légèreté, de compacité qui n’est pas désagréable. Le viseur est bon, et utilisable sans problème avec des lunettes. Cependant à l’usage, la poignée est trop petite pour mes grandes paluches (mais je fais 1,93m, donc pas d’inquiétude si vous êtes de taille "normale"). De ce coté là, le Sony me convient mieux, avec sa grande poignée et son poids, un peu plus élevé, qui aide à la stabilité.
Les boutons tombent bien sous les doigts sur les deux boitiers, et ils se valent d’un point de vue ergonomie.
Lumière et exposition
Alpha 200 EOS 1000D
Ces deux clichés sont pris à 100 ASA, dans des conditions de lumières similaires, en mode automatique. On constate que la cellule matricielle du Sony fait très bien sont boulot, et gère correctement les écarts d’exposition importants (Ciel / Arbres dans l’ombres). Il n’y a pas de lumières brulées, et les ombres ne sont pas bouchées.
Sur le Canon, par contre, l’écart d’exposition est moins bien géré: le ciel est légèrement brulé. De plus, la balance des blancs donne une teinte un poil rouge à la photo.
Alpha 200 EOS 1000D
SI l’on passe maintenant en 1600 ASA, on constate les mêmes problèmes que précédemment. Cependant, force est de constater que le niveau de bruit est très acceptable sur le deux boitiers, avec un léger avantage pour le Sony. D’ailleurs, ce dernier monte à 3200 ASA, et cela reste malgré tout très propre pour un boitier entrée de gamme.
Alpha 200 – ISO 3200
Alpha 200 EOS 1000D
En basse lumière, l’Alpha 200 va quand même de temps en temps sous exposer, faisant perdre de la dynamique aux images.
Conclusion
Malgré les indéniables qualités du 1000D, mon cœur balance quand même du côté de chez Sony, du moins si vous n’avez pas déjà d’optiques Canon: Meilleure gestion de l’exposition, de la sensibilité, et stabilisateur optique intégré. Cependant, les deux boitiers sont très bon et abordables, en particulier achetés en kit avec un 18-200: il seront alors les compagnons compacts et polyvalents de toutes vos photos !


