Numérique
5 idées reçues sur la photo…
Il y a des préjugés qui ont la vie dure, j’en entends tous les jours au magasin. J’ai décidé d’en faire un article, histoire de démystifier un peu tout ça…
En numérique, on a plus de photos papier !
Ça, je ne compte plus le nombre de fois où je l’ai entendu. Les gens qui me le disent s’imaginent qu’ils n’auront plus de tirages de leurs photos; d’ailleurs, leurs voisins ne font plus tirer leurs photos depuis qu’ils sont au numérique !
Evidemment, il est possible de faire tirer ses photos numériques. En fait, en numérique, on voit immédiatement la photo. Le soir, on la décharge sur l’ordinateur. Il n’y a pas d’urgence à faire tirer les photos, puisque elles sont déjà visibles (contrairement à l’argentique). Mais de très nombreuses personnes arrivent à gérer cela, et font quant même de nombreux tirages ! Il suffit juste de s’organiser histoire de ne pas se retrouver avec une année de photo à trier. J’en parle notamment dans cet article sur le classement de vos photos avec Picasa.
Je garde mon argentique, la qualité est bien meilleure que le numérique…
Très franchement, un bon petit numérique aujourd’hui donne des résultats bien meilleur qu’en négatif 24×36. La définition, la dynamique de l’image, les possibilités de prise de vue en basse lumière, le processeur de traitement d’image, les performances des modes automatiques « intelligents »… Honnêtement, mis à part pour le rendu de certains films spécifiques ou l’aspect vintage, le grand public n’a absolument aucune raison de rester à l’argentique. C’est une autre affaire pour le moyen format… Bien sur tout ceci est valable pour un appareil de bonne qualité correctement réglé (évitez le 640×480 en compression max par exemple).
Il faut un reflex pour avoir un gros zoom
Encore un reste d’une époque ou le seul moyen d’avoir un 200mm était d’investir dans un reflex. Aujourd’hui, on a des compacts avec un équivalent 25-250mm de très bonne qualité, et des bridges avec des facteurs de grossissement x30 ! Très honnêtement, la moitié des clients qui me demandent un reflex décrivent en fait un bridge: pas trop gros, simple d’utilisation, avec un gros zoom.
Les photos numériques sont plus petites
Là, il y a un fond de vrai, même si ce n’est pas tout à fait exact. Effectivement, la plupart des compacts et bridges numériques ont un capteur 4/3 (rapport hauteur largeur), alors que le 24×36 possède un rapport de 3/2. Je l’explique dans l’article 10×13 ou 10×15. Le 10×13 est effectivement plus petit que le 10×15, mais on peut aussi tirer du 11×15, qui lui est plus grand que le 10×15. Voire recadrer mes photos pour les tirer en 10×15. Ou encore régler son appareil sur une résolution 3/2. Bref, des solutions existent.
Les tirages sont moins bons en numériques
Au début, quand on me disait ça, je pensais que la personne utilisait un appareil bas de gamme de mauvaise qualité, ce qui pouvait donner un résultat papier moins bon que l’argentique. En fait, ce que la personne veut dire, c’est « les tirages que je fais sur mon imprimante jet d’encre en mode brouillon sont moins bons que les tirages que j’avais chez mon photographe quand je lui donnait ma pellicule« . Il faut comparer ce qui est comparable: un minilab argentique peut très bien tirer de la même manière des films argentiques et des fichiers numériques; la qualité du tirage est strictement la même, seule la qualité de la source peut varier. Vous n’imaginez même pas le nombre de gens qui restent dubitatifs quand je leur dis ça (« Hein, vous tirez du numérique en argentique ? » – Avec l’air soupçonneux de rigueur !).
Sélectionnez vos photos pour le tirage avec Picasa
Nous voyons bien souvent passer au magasin des clients pour des tirages photos, qui arrivent avec 2000 photos sur une carte, et qui doivent choisir leurs photos sur la borne de commande. Même si celle-ci est faite pour ça, l’opération peut s’avérer très longue pour de grandes quantités de photos. Si vous possédez un ordinateur, vous pouvez faire cette sélection facilement et rapidement, grâce au logiciel de gestion de photos proposé gratuitement par Google, Picasa.
Cet article est le premier concernant Picasa, en effet, une fois la partie sélection de photos vue, nous verrons comment préparer vos photos pour les améliorer avant de les tirer.
Pourquoi Picasa ?
En effet pourquoi mon choix se porte-t-il sur ce logiciel plutôt qu’un autre ?
Gratuité du logiciel
Pas besoin de plus d’explications, si ?
Organisez et classez vos photos
Picasa vous permet de mettre de l’ordre dans vos photos. En lui indiquant les dossiers dans lesquels vous mettez vos photos, celui-ci les scannera automatiquement à chaque lancement, afin de récupérer les nouveaux fichiers.
Mais en plus de votre arborescence de base (les dossiers et sous dossiers que vous avez créés), Picasa va vous permettre de faire des albums avec des photos de différents dossiers (sortes de “playlists” d’images), mais aussi de marquer les personnes sur les photos (opération extrêmement simple grâce à un puissant algorithme de reconnaissance faciale), afin de les retrouver plus facilement.

Retouchez sans détruire
En plus de proposer des options de retouche très accessibles, Picasa ne modifie jamais le fichier original. C’est à dire que toutes les modifications effectuées sont réversibles, à n’importe quel moment. Pas de risque donc de dégradation irréversibles !
Partagez facilement
Lié avec un compte Google, vous pouvez très facilement partager vos photos par mail ou grâce aux galeries Picasaweb. Les photos sont redimensionnées automatiquement, en fonction de vos critères.
Sélectionnez les images à tirer
La première chose à faire est de choisir les photos que nous voulons tirer sur papier. Pour cela nous allons créer un album spécifique, que nous pouvons appeler “tirage”. Pour cela, faire Fichier->Nouvel album, puis le nommer et valider:

Ensuite, pour chaque image, il suffit de faire clic droit –> ajouter à l’album –> Tirages, et hop, elle se retrouve dedans.
Une fois vos photos sélectionnées dans l’album tirages, nous pouvons les améliorer.
Améliorez vos images
Cette partie est traitée indépendamment dans cet article: Améliorer ses photos pour le tirage avec Picasa.
Exportez vos images
Une fois vos photos prêtes pour le tirage, il faut maintenant les exporter. Pour cela, je vous conseil une clé usb, mais cela peut se faire sur carte mémoire ou CD.
Cliquez sur votre album “tirages”.
![]()
Vous devez voir ceci en bas de votre écran, avec toutes vos photos selectionnées
![]()
Cliquez sur le bouton “Exporter”

Dans la boite de dialogue qui s’ouvre, sélectionnez votre dossier de destination (clé USB ou répertoire qui sera gravé sur CD), et surtout, cochez la case “Utiliser la taille d’origine”. Puis cliquez sur “Exporter”.

Voila, une fois sur la borne, vous n’aurez plus qu’à choisir le nombre d’exemplaires et le format, ce qui devrait vous faire gagner du temps !
N’oubliez pas de vider votre album Tirages une fois vos photos tirées. Vous ne perdrez ni vos images, ni leurs modifications.
La vidéo sur les réflex: gadget ou révolution ?
J’ai eu la chance d’assister, il y a quelques jours, à une formation organisée par Canon sur la vidéo avec des réflex numériques. Cette formation était dispensée par le réalisateur Sébastien Devaud (Akwaba Prod), ambassadeur Canon pour la vidéo, dans les locaux Parisiens d’Artfx. C’est suite à cette session extrêmement dense et qualitative que j’ai décidé d’écrire ce billet sur cette nouvelle fonctionnalité de nos boitiers. En effet, sous des dehors d’option, un peu comme le mode vidéo des compacts, il s’avère que la vidéo sur les réflex risque bien de chambouler une partie du monde audiovisuel.
A qui s’adressent les réflex vidéos ?
En fait, tout dépend de l’usage que l’on veut en faire. Il me semble difficile de conseiller un réflex vidéo pour remplacer un caméscope, de part son encombrement, son prix, ses contraintes. C’est d’ailleurs un petit peu le paradoxe: la vidéo sert d’argument marketing pour vendre des réflex au grand public, alors même qu’elle s’adresse (comme le mode photo des réflex d’ailleurs) à un public plus averti d’amateurs, d’experts, et même de professionnels.
En fait, pour Sébastien Devaud, le réflex vidéo viendrait plutôt concurrencer les caméras que les caméscopes. Ils s’adresseraient plutôt à un public d’experts et de professionnels, qui y trouveraient un remplaçant pour de couteuses caméras professionnelles ou semi-professionnelles, avec tout un tas d’avantages à la clé, dont le moindre serait celui… de faire des photos !
Remplacer une caméra par un appareil photo ?
Effectivement, cela peut paraitre bizarre. Mais un réflex possède tout un tas d’avantages qui ont de quoi séduire les professionnels. Cependant ce genre d’appareil possède aussi ses limites, qu’il ne faut pas perdre de vue.
Enregistrement Full-HD
Ce n’est pas vraiment un avantage, plutôt un minimum syndical si vous voulez séduire les pros de l’audiovisuel. La norme est bien entendu du 1080p.
Cependant, le format est limité à du H264 (sur les Canon) en 8 bit/couche (24 bits/pixel). Notre réalisateur rêve d’un mode vidéo “RAW”: non compressé, avec une dynamique de 14 ou 16 bits/couche. Mais un tel format est inimaginable pour le moment, du fait de la limitation de vitesse des cartes mémoires.

Un grand capteur
Un capteur APS-C ou Full Frame va avoir les mêmes avantages en vidéo qu’en photo. Il va permettre une meilleure gestion du bruit, permettant de filmer dans des sensibilités élevées. La gestion de la dynamique va aussi permettre de récupérer bien plus facilement des détails dans les hautes ou les basses lumières. Un grand capteur permet aussi d’obtenir des profondeurs de champ réduites, et, couplé à une optique à grande ouverture, d’obtenir des effets impensables avant sans une caméra de plusieurs centaines de milliers d’euros.
Le grand choix d’optiques
Là, on a commencé à sentir qu’on touchait une corde sensible: le nombre d’optiques présent dans la gamme semblait réellement un argument de poids pour notre réalisateur/formateur. Choix de focales, grandes ouvertures, optiques à décentrement, macro, stabilisation optique…

L’ergonomie
Le petit format d’un réflex, même couplé avec une grosse optique, est largement plus facile à manipuler qu’une caméra, et passe dans des endroits inespérés. Mais c’est aussi son plus grand point faible: un réflex n’est pas pensé pour le film. Il est très compliqué d’avoir une image stable en mouvement, car l’appareil est trop léger. C’est pourquoi une pléthore d’accessoires commence à voir le jour histoire de retrouver des mouvements de caméra fluides, améliorer la visée, utiliser des moniteurs de contrôle, etc…

Le micro intégré
Il est clair que dans le cadre d’un film, les caméras prennent l’image, et il y a des équipements dédiés à la prise de son. Bien entendu le micro mono intégré à l’appareil ne fait pas le poids. Cependant, le fait de posséder une piste son sur le film permet de synchroniser extrêmement simplement et rapidement l’image avec la bande son.
Le rapport qualité-prix
Alors là c’est le must. Au vu des prix des caméras à objectifs interchangeables, le réflex est résolument compétitif. Pour exemple, l’achat d’un Canon 5D mark II coute autant qu’une journée de location pour une caméra pro à optiques interchangeables. Cela permet d’utiliser les réflex dans des situations à risque sans états d’âme (par exemple par terre le long d’une piste de course).
Et pour le grand public ?
Que ce soit pour la photo ou la vidéo, le réflex s’adresse à un public particulier. Il s’agit de matériel fait pour un public connaisseur, ou alors désirant apprendre. Il vaut mieux acheter un bon bridge haut de gamme (comme le FZ-100 de chez Panasonic) qui aura de bons automatismes et un plus grand potentiel qu’un réflex entrée de gamme en kit avec son 18-55.
Une des grosses contraintes de la vidéo sur réflex est l’autofocus, souvent lent ou inexistant pendant que ça filme. Même si les Sony Alpha 33 et Alpha 55 améliorent beaucoup les choses avec leur miroir semi-transparent, l’autofocus reste bruyant. C’est un sacré handicap pour le grand public. Par contre, tout cinéaste amateur trouvera là l’appareil photo/vidéo idéal, d’une grande qualité et avec un potentiel énorme (notamment en terme de gamme d’optiques), pour une somme modique.
Le format RAW
Un fichier RAW est un fichier contenant une image n’ayant subi aucun traitement, qu’il s’agisse de paramètres définis par le boitier (balance des blancs, netteté, saturation, etc…) ou d’une compression (JPEG par exemple). On parle aussi de fichier « brut de capteur ». De plus, ce fichier sera codé en 12 bits (la plupart des boitiers reflex), 14 bits (quelques boitiers haut de gamme) ou bien 16 bits (dos numériques), au lieu des 8 bits du JPEG.
Une image non compressée
Le premier avantage de travailler en RAW est qu’il n’y a aucune compression sur l’image. Bien sur le fichier pese lourd ( 20 Mo en 10 megapixels, contre 3 Mo en JPEG), mais vous avez conservé l’intégrité de votre image. En effet, la compression JPEG, même faible, est destructive : vous allez perdre des détails. Pour conserver une image la plus fidèle possible, on évitera donc la compression.
Une image non traitée
Le format RAW permet d’éviter que votre photo ne soit traitée par le processeur de votre appareil (DSP) ; en effet, votre appareil appliquera à votre photo différents traitements afin d’obtenir un rendu plus conforme à vos attentes : correction de la balance des blancs, saturation pour des couleurs plus chatoyantes, accentuation de la netteté, etc…).Certains de ces réglages peuvent être définis par l’utilisateur, les autres sont appliqués en fonction des mesures de l’appareil et des préréglages de celui-ci.
Si on veut maitriser toute la chaine de l’image, le format RAW permettra de vous affranchir des préréglages du boitier, mais vous obligera à les effectuer vous-même à l’aide d’un « dérawtiseur », autrement dit un logiciel permettant de traiter des fichiers RAW. Généralement il y en a un livré avec votre boitier (DPP chez Canon, CaptureNX chez Nikon), mais d’autres font du très bon boulot comme Camera Raw, Dxo ou bien encore l’excellent Photoshop Lightroom. A vous de trouver le logiciel qui vous convient pour traiter au mieux vos photos.
12, 14, 16 bits : pourquoi faire ?
La très grande majorité des écrans et imprimantes est incapable de restituer plus de 8 bits/couche (8 bits pour la couche rouge, 8 pour la verte et 8 pour la bleue), soit 24 bits/pixel. C’est d’ailleurs dans ce format que vous serez vraisemblablement obligé de convertir vos photos si vous voulez les faire tirer. Cependant, le fait de travailler en 12 bits va permettre de choisir, dans ces 12 bits, les 8 bits du fichier final. Concrètement, ça vous laisse une marge de manœuvre en termes d’exposition. Par exemple, la photo affichée sur votre écran comporte une zone surexposée. L’écran n’affichant que 8 bits/couche, il y a 4bits/couche qui ne sont pas affichés. Un « dérawtiseur » va vous permettre de rendre visibles les informations de ces hautes lumières qui seraient définitivement perdues si la photo avait été prise en JPEG.
Récupérer des photos surexposées ou sous-exposées n’est pas le seul avantage de travailler en RAW. Les possibilités pour les réglages de contraste, de saturation, de balance des blancs sont aussi bien plus poussées qu’en JPEG.
En conclusion
Le travail au format RAW permet de tirer le maximum de ses photos, et d’avoir un contrôle total sur celles-ci. Cependant, cela nécessite du temps, et pas mal d’essais avant d’obtenir le résultat voulu. Il sera beaucoup plus utilisé dans la photo « artistique » (portrait, studio, paysages) que dans la photo « informative » (journalisme) ou « souvenir ».
Mini-test du Panasonic Lumix DMC TZ3
Décoré il y a peu par le prix TIPA 2007 du meilleur bridge numérique, le Panasonic TZ3 possède de quoi séduire. Un zoom optique 10x, un stabilisateur, un grand angle, une optique LEICA, et surtout, une taille mini pour tant de fonctionnalités. Il s’agit clairement d’un appareil très polyvalent, plutôt orienté grand public, mais les amateurs pourront quand même y trouver leur compte en tant que deuxième appareil, celui que l’on a toujours avec soi.
Il fait tout !
Plutôt que de détailler les fonctions, laissons place à l’image, ce qui sera plus parlant.
Un zoom 10x, idéal quand on n’a pas de montre:

Ou quand on veut saisir un détail, le stabilisateur est très utile:
Le 28mm, idéal pour les plan large (intérieur, paysage, groupe):
Ou bien pour des rendus plus « dynamiques »:
En plus des fonctionnalités purement photographiques, on trouvera un appareil très ergonomique, facile à prendre en main et très agréable d’utilisation (l’écran de 7,5 cm y étant pour quelque chose). La finition n’est pas en reste, l’appareil tient très bien dans la main et est très agréable au toucher.
Mais…? Y-a-t-il seulement un « mais »?
En effet, on peut lire ici ou là que le TZ3 bruite assez rapidement (dès 100 iso), que ce n’est pas un appareil très réactif, qu’il aurait aussi tendance au vignettage dans les ouvertures le plus grandes… Tout ceci est vrai, mais pour le grand public (qui est principalement visé par le TZ3), cela reste un appareil exceptionnellement polyvalent, qui fera face à quasiment toutes les situations. Le seul vrai reproche que l’on peut lui faire est l’absence de débrayage (modes priorités et manuel), ce qui est gênant pour l’utilisateur qui voudrait aller un peu plus loin dans l’apprentissage de la photographie.
Petit (pour un bridge), puissant, polyvalent, le Panasonic Lumix TZ3 (que vous pouvez trouver sur notre boutique Priceminister) est l’appareil idéal pour qui recherche la simplicité sans se retrouver bridé dans certaines situations.
