Bien souvent, j’ai des clients qui me demandent pourquoi leurs photos sont tirées en 10×13 au lieu de 10×15, et vice versa. Je vous propose donc de résoudre ce mystère, qui n’est est certainement pas un pour la plupart d’entre vous.

 

Jusqu’à l’arrivée du numérique, le format le plus répandu etait le négatif 24×36. C’est à dire que la surface sensible sur laquelle la photo était prise mesurait 24mm sur 36mm, c’est à dire un rapport hauteur/largeur de 3/2. Pour le tirage des clichés, il s’agissait donc de conserver un rapport de 3/2, afin que la photo ne soit pas tronquée. On appelle cela un format homothétique. Cela donnait les formats bien connus 10×15, 11×17, 20×30, etc…

Une photo au format 3/2

 

Depuis l’arrivée du numérique et de ses capteurs, il y a eu du changement. En effet, bien qu’il y ait différentes tailles de capteur, la grande majorité ont un rapport hauteur/largeur de 4/3 (comme les télés avant le 16/9eme). Pour conserver un tirage homothétique, il faut alors adapter les formats, ce qui nous donne les 10×13, 11×15, etc… Cela permet de conserver l’intégralité de la photo.

Une photo au format 4/3

 

Et voilà, rien de mystèrieux là dedans, il s’agit simplement de conserver l’intégralité de la photo, sans la couper ni la déformer.

 

Cependant, il faut savoir que la plupart des reflex numériques ont un capteur 3/2, et la plupart des compacts possèdent aussi un mode 3/2, ce qui permet d’obtenir du 10×15 au tirage.

Il faut aussi être conscient qu’en fonction de l’endroit où vous faites tirer vos photos, vous pouvez très bien avoir du 10×15 avec une photo en 4/3, ou bien un 10×13 avec une photo 3/2. Cela donnera une photo coupée, déformée, ou bien encadrée de bandes blanches sur les cotés. Cetaines tireuses n’acceptent qu’un format de papier (certains minilabs ou les tireuses immédiates type photomaton). Sinon, en règle générale, pas besoin de préciser 3/2 ou 4/3, le choix du  papier se fait automatiquement en fonction de la photo.